GouvInternet est une initiative qui vise a faire la promotion des sujets en rapport avec la gouvernance et le développement de l’internet.

ISOC soumet des commentaires pour la révision de la loi éthiopienne sur la cybercriminalité.

Imaginez à quel point Internet a changé nos vies au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, grâce à Internet, nous pouvons communiquer avec n’importe qui dans le monde entier, instantanément, de façon fiable et économique. Cela nous permet non seulement d’être proches de nos amis et de notre famille, qui peuvent être éloignés, mais aussi de combler le fossé du savoir que nous avons avec le monde développé. Elle ouvre également de nombreuses opportunités de travail que nous n’aurions même pas imaginées il y a quelques années et démocratise les médias, permettant à quiconque d’atteindre instantanément des millions de personnes à un coût presque nul, forçant plus que jamais la transparence dans la gouvernance.

Au niveau national, nos économies profitent des opportunités économiques, directement et indirectement liées à Internet. Les experts disent que ce n’est que la pointe de l’iceberg et qu’il y a encore beaucoup d’autres possibilités à découvrir.

Cependant, nous ne pouvons nier qu’Internet s’accompagne aussi de défis croissants. La cybercriminalité met en danger les internautes, les organisations et même les pays. Nos privatisations sont menacées tous les jours. Il convient donc que les gouvernements prennent des mesures pour protéger leurs citoyens contre les effets négatifs d’Internet en adoptant des lois et des règlements. Il convient donc que le Gouvernement éthiopien promulgue une loi sur la cybercriminalité. Cependant, il était clair dès le début que la loi sur la cybercriminalité adoptée en 2016 porte atteinte aux droits que la Constitution de la République Fédérale Démocratique d’Éthiopie (FDRE) confère à chaque citoyen. En particulier, la loi porte atteinte au droit à la liberté d’expression des citoyens en ajoutant des dispositions qui ont un effet dissuasif sur l’expression en ligne. La loi contient également des dispositions vagues qui permettent au gouvernement d’accuser presque tous ceux qui utilisent l’Internet. Enfin et surtout, la loi permet au tribunal de transférer la charge de la preuve à l’accusé, ce qui va à l’encontre de la pratique judiciaire acceptée depuis longtemps.

L’Internet Society a donc été heureuse d’apprendre que le gouvernement de la FDRE a décidé de revoir la loi et que l’Internet Society est invitée à la commenter. Nous avons heureusement soumis nos commentaires et nous attendons avec impatience de participer aux discussions ouvertes qui, nous l’espérons, permettront d’améliorer la loi et de contribuer à la démocratisation de l’Éthiopie.

L’avenir d’Internet est entre les mains de tous ceux qui l’utilisent.

Source : Internet Society


Dawit Bekele, Directeur du Bureau régional pour l’Afrique – Internet Society (ISOC)

Montresor KONAN

Titulaire d'un Master en Ingénierie des Sytèmes d'Information, je suis passionné par les sujets en rapport avec le développement d'internet en Afrique. Par ailleurs, je suis membre du chapitre Internet Society (ISOC) Côte d'Ivoire et également membre du Non-Commercial Stakeholder Group (NCSG) de l'ICANN.

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